Un bon hiver pour le groupe Céraclès Coopérative

Quelques heures avant le début de SkiDebrief à Grenoble, Sport 2000 affiche son bilan de l’hiver 2025-26. « La saison de ski s’achève sur un bilan solide pour la montagne française, avec une fréquentation des stations en hausse de 2,5 % et un taux d’occupation moyen de 73 %. Au-delà de cette bonne tenue, portée par un enneigement favorable et une clientèle toujours au rendez-vous, la saison confirme surtout une évolution plus profonde du modèle : montée du digital, poids accru des services, effets de calendrier plus sensibles et écarts plus nets entre massifs », précise le groupe Céraclès Coopérative, Entrepreneurs Commerçants (Sport 2000, Ekosport-Rent, Espace Montagne). Dans ce contexte positif, Sport 2000 annonce une dynamique supérieure à celle du marché, qui affichait +4 % après les vacances d’hiver selon les données de l’UESC. De son côté, Ekosport-Rent annonce même une croissance à deux chiffres. « Mais plus qu’un sujet de performance, cette saison éclaire surtout quelques transformations durables. Le digital ne remplace pas le terrain, il change la façon de remplir la saison. Les réservations web progressent plus vite que les réservations directes, tandis que le trafic en direct continue lui aussi d’augmenter. Le sujet n’est donc plus l’opposition entre online et point de vente, mais leur articulation, au service d’un parcours plus fluide et d’une meilleure conversion », met en avant la coopérative qui souligne l’importance du calendrier des vacances scolaires. « La période de février a été moins dynamique que d’autres temps forts de la saison, en raison d’un calendrier de vacances moins favorable. À l’inverse, les périodes inter-vacances ont affiché de très bons niveaux d’activité. Cela confirme que la montagne se pilote désormais de façon beaucoup plus fine, en fonction des zones, des clientèles et des temps de réservation », précise le communiqué. « Cette saison confirme moins un simple bon cru qu’une évolution durable du marché. Ce que nous observons, c’est une montagne plus pilotée, plus servicielle, plus digitale, avec des clients qui arbitrent davantage, anticipent différemment et attendent une expérience plus fluide. Le ski reste central, bien sûr, mais la performance dépend de plus en plus de la capacité des enseignes à articuler réservation, équipement, service, visibilité et ancrage local. C’est cette capacité d’adaptation qui fera la différence dans les saisons à venir », commente Emmanuelle Bahuaud, directrice générale de Céraclès Coopérative, Entrepreneurs Commerçants.

