JOP 2030 : Protect Our Winter souhaite recentrer les débats environnementaux

A l’occasion de la seconde commission environnementale des JOP Alpes 2030, ce mardi 22 septembre à Décines, les actualités autour des sujets de gouvernance ont occupé la majeure partie de l’espace médiatique. « Les débats concernant la préservation de l’environnement et l’organisation de jeux sobres sont eux passés au second plan. Les délais d’organisation de ces jeux, particulièrement courts, n’ont pas aidé l’égalité des débats », regrette Protect Our Winter. « La démission d’Edgar Grospiron à la présidence du COJOP, après une succession de mouvements au sein de l’équipe d’organisation, interroge sur la capacité à organiser des jeux cohérents avec leur époque. Lors des réunions publiques organisées dans les villes hôtes, le compte à rebours était présenté en nombre de jours. Combien de jours perdus pour ces nouveaux rebondissements au sein de la gouvernance ? Quelles seront les répercussions sur la capacité des organisateurs à tenir des promesses de “sobriété, durabilité et héritage positif” dont les contours restent encore flous », interroge POW France dans son communiqué. En participant à la Commission environnementale du COJOP, l’association poursuit son objectif de permettre à des sujets majeurs de rester dans le débat public, malgré les turbulences. A l’occasion de cette deuxième réunion du 22 septembre, POW met l’accent sur quelques points. D’abord, l’arrivée de Lyon comme site olympique, ce qui modifie encore les anticipations de retombées pour le territoire, les besoins d’infrastructures ainsi que la notion d’héritage largement mise en avant par le COJOP. Le retour d’expérience sur l’empreinte carbone des Jeux Olympiques de Milan Cortina, qui devrait servir de boussole pour améliorer autant que possible la sobriété des prochains Jeux. Enfin, le poids de l’avion dans l’impact de ce type d’évènement et la stratégie de billetterie associée (quota par zone du monde, places attribuées à des spectateurs avec preuve de trajet moins carboné…). « Les rebondissements incessants dans la gouvernance ne doivent pas masquer un fait majeur : les personnes qui prendront la succession ne pourront compter sur aucune fondation solide sur laquelle poursuivre le projet, que ce soit par la volatilité des sites, l’absence de feuille de route environnementale consolidée ou encore les partenaires privés toujours absents. À moins de 4 ans des Jeux, la capacité des organisateurs à tenir les engagements de “Jeux sobres, durables et à héritage positif” reste une promesse aussi vide que le siège de la présidence », déclare Antoine Pin, directeur POW France.

