Atout France publie sa note de conjoncture

Selon Atout France, le tourisme vers la France a été très robuste depuis le début de l’année. La note de conjoncture évoque une progression des recettes internationales et une fréquentation en hausse dans les hébergements locatifs. « Les recettes du tourisme international confirment leur dynamisme, avec 23,0 Md€ cumulés sur les quatre premiers mois (+7,4 % vs 2025), portées notamment par les clientèles européennes de proximités et nord-américaines. La fréquentation dans les hébergements marchands affiche une hausse modérée des nuitées (+2,3 % sur les trois derniers mois), avec des situations contrastées selon les hébergements : repli des autres hébergements collectifs de tourisme, meilleure dynamique de la location touristique (+5,7 %) et de l’hôtellerie (+1,6 %). Le trafic aérien international est en léger retrait sur la France (-2,5 % entre janvier et mai). Les réservations sont en dessous de ses principaux concurrents (Espagne +2,2 %, Italie +4,6 %), malgré une bonne tenue de certains marchés long-courriers (Canada, États-Unis) », indique Atout France.
Les perspectives estivales montrent des signaux positifs malgré une demande domestique prudente. « Les réservations aériennes pour les trois prochains mois laissent entrevoir une hausse des arrivées vers la France cet été (+2,6 % pour juin-août), inférieures à celle observée chez les concurrents (Espagne +7,0 %, Italie +11,7 %), avec une contribution toujours forte des marchés long-courriers. Dans les hébergements, les perspectives restent hétérogènes : à date, stabilité en hôtellerie de plein air sur l’ensemble de la saison et hausse dans la location touristique. La demande touristique demeure globalement prudente, dans un contexte de hausse des coûts de transport et d’incertitudes géopolitiques, mais l’attractivité de la France reste forte, en particulier auprès des clientèles long-courriers ». Selon le baromètre Harris Interactive pour Atout France, 75 % des Français interrogés ont l’intention de réaliser un séjour entre juin et septembre, en baisse de 5 points par rapport à 2025. Parmi eux, 43 % ont déjà réservé leur séjour. 25 % des Français n’ont pas l’intention de réaliser un séjour sur cette même période (en hausse de +5 points par rapport à 2025). Le budget est une des principales causes de non-départ.

