La FFCAM repense ses refuges

Face aux effets du changement climatique, la fédération française des clubs alpins et de montagne fait de la transformation environnementale de ses refuges une priorité. L’objectif est clair : réduire leur impact sur des milieux naturels fragiles, tout en garantissant leur rôle essentiel pour les pratiquants de la montagne. « Cette stratégie repose sur quatre axes : énergie, eau, matériaux et sensibilisation », annonce la FFCAM. Sur le plan énergétique, les refuges privilégient des solutions autonomes et renouvelables comme les panneaux solaires, la biomasse ou l’hydroélectricité, tout en réduisant les besoins grâce à une meilleure isolation et à des équipements sobres. Côté eau, la consommation est drastiquement limitée via des dispositifs économes, des toilettes sèches ou encore la suppression de douches dans certains sites. La FFCAM agit aussi sur les chantiers, en limitant les matériaux importés et en favorisant le réemploi local afin de réduire l’empreinte carbone. Enfin, la pédagogie joue un rôle clé : des dispositifs comme « Refuges phares pour l’environnement » permettent aux usagers de comprendre les contraintes spécifiques de ces lieux isolés. « Au-delà des solutions techniques, la fédération défend une approche globale fondée sur la sobriété et la responsabilité collective, indispensable pour préserver durablement les espaces de montagne », souligne un communiqué. « Un refuge c’est un point d’appui pour les pratiques de montagne, un lieu de vie, un repère pour un territoire, parfois même un élément d’équilibre dans des espaces fragiles. Le faire évoluer pour consommer moins d’eau et d’énergie, limiter les apports extérieurs et mieux faire comprendre aux usagers les contraintes du milieu naturel, ce n’est pas un supplément d’âme. C’est une responsabilité. Et cette responsabilité doit être partagée », affirme Charles Van der Elst, président de la FFCAM.

