Sécurité routière : la FUB appel l’État à agir

La Fédération française des usagères et usagers de la bicyclette appelle l’État à agir après l’agression d’un cycliste à Paris, poignardé au cou à la suite d’un différend routier. Pour l’association, cet acte d’une extrême gravité s’inscrit dans un phénomène plus large de violences, menaces et intimidations visant les cyclistes. Elle rappelle que plus de 75 % d’entre eux déclarent avoir été victimes de violences motorisées au cours des douze derniers mois, selon le Baromètre vélo 2025. La FUB estime que ces violences ne sont pas une fatalité et réclame des mesures concrètes : renforcement de la formation et des contrôles, meilleure prise en charge des plaintes, sanctions administratives plus systématiques, création d’un module consacré au vélo dans la formation au permis de conduire et sécurisation massive des aménagements cyclables, notamment aux intersections. L’association s’appuie également sur le rapport remis au gouvernement en avril 2025 par Emmanuel Barbe, qui formule 40 recommandations, dont 18 prioritaires, pour prévenir les violences et apaiser les tensions dans l’espace public. Elle demande désormais la création d’un comité interministériel réunissant notamment les ministères des Transports, de l’Intérieur et de la Justice, avec pour mission de suivre la mise en œuvre de ces propositions et de publier un calendrier d’action. Pour la FUB, l’enjeu est désormais de protéger les cyclistes avant qu’un nouveau drame ne survienne. « Les cyclistes ne veulent plus être les variables d’ajustement d’un espace public pensé trop longtemps pour la vitesse et la domination motorisée. Nous ne demandons pas des hommages après chaque agression : nous demandons des décisions avant les prochains drames. Le Gouvernement dispose du rapport Barbe, des remontées du terrain et de propositions concrètes. S’il n’agit pas maintenant, il portera sa part de responsabilité dans la répétition de ces violences », conclut Céline Scornavacca, co-présidente de la FUB.