Le sport et les Français : une histoire d’amour en évolution

Selon un sondage Odoxa pour RTL, près d’un Français sur quatre (23%) déclare pratiquer un sport plusieurs fois par semaine, 26% au moins une fois par semaine, 8% se contentent de quelques pratiques mensuelles et 14% en font moins souvent. « Au total, 49% des Français ont une pratique sportive hebdomadaire, un niveau jamais observé et en hausse continue depuis 2018 (38%, 41% en 2020 et 46% en 2025) », précise l’étude. Une hausse significative qui s’explique par différents facteurs. D’abord, les compétitions internationales motivent, d’autant plus quand les athlètes français performent. « Les JO de Paris 2024 par exemple furent une magnifique vitrine pour motiver nos jeunes notamment en s’inspirant des exploits de Léon Marchand (30%) et des frères Lebrun (quinze %). Le tour de France, chaque année, attire à son tour grâce à la nouvelle star française Paul Seixas (treize %) et plus récemment la Coupe du Monde de football grâce à l’équipe de France et son parcours (23%) » précise un communiqué. Ensuite, les Français sont de plus en plus attirés par les sports individuels : la course à pied, la natation, le vélo… « Il s’agit essentiellement de sports qui ne nécessitent ni licence, ni de terrain particulier, mais simplement un peu de matériel et de motivation », souligne Odoxa qui évoque également l’importance des réseaux sociaux. « Que ce soit par le fait de voir son influenceur favori courir, mais aussi par le développement et la mise en avant des équipements, tous ces facteurs favorisent la pratique du sport chez les jeunes qui restent les plus nombreux à pratiquer du sport régulièrement (84% des 15-29 ans en 2025) », poursuit le rapporteur de l’étude. Dans le détail, le niveau de pratique hebdomadaire est identique chez les hommes (50%) et chez les femmes (49%), mais les jeunes sont nettement plus sportifs que leurs ainés (59% des moins de 35 ans contre 43% des 65 ans et plus). 56% des parents comptent inscrire leurs enfants dans un club cette année. « Le pouvoir d’achat est l’une des principales préoccupations des Français. Dans un contexte où les dépenses sont de plus en plus contraintes (inflation, prix des carburants…), les activités sportives sont aussi une variable d’ajustement », note le rapport. 43% des Français ont ainsi renoncé à s’inscrire à une activité sportive trop coûteuse, soit en se tournant vers une autre activité, soit en ne pratiquant aucune activité. « Les jeunes (54% des 18-24 ans et 51% des 25-34 ans) et les catégories populaires (49%) sont les plus touchés par ce renoncement contraint. De même, 35% des parents ont renoncé à inscrire leur enfant à une activité pour des questions budgétaires ».

