La FFR va rendre le protège dent obligatoire

À partir de la saison 2027-28, le protège-dents deviendra obligatoire dans toutes les pratiques de rugby avec contact ou plaquage. Cette décision de la fédération française de rugby marque une nouvelle étape dans la politique de prévention et de protection des joueurs, de l’école de rugby jusqu’aux catégories adultes. Dès la saison 2026-2027, une phase de sensibilisation sera déployée dans l’ensemble des clubs. L’objectif est d’informer les licenciés, les éducateurs et les familles sur les bénéfices de cet équipement, sans mise en place de sanctions. « Cette année de transition permettra d’ancrer progressivement le port du protège-dents comme un réflexe naturel au sein de la pratique. Souvent perçu comme un simple accessoire, le protège-dents joue pourtant un rôle essentiel dans la réduction des risques liés aux chocs. Il protège les dents et les tissus buccaux, limite les traumatismes de la mâchoire et contribue également à stabiliser la zone cervicale lors des impacts », indique la FFR. Plusieurs études montrent qu’il peut participer à la réduction de certains traumatismes crâniens et commotions cérébrales. « Même un modèle standard offre une protection significativement supérieure à l’absence de protection », poursuit un communiqué. À partir de 2027-28, les arbitres contrôleront sa présence lors des rencontres, tandis que les éducateurs veilleront à son utilisation à l’entraînement. « Le protège-dents deviendra obligatoire pour toutes les pratiques comprenant contact ou plaquage. L’accès au terrain sera simplement refusé. Une règle simple, destinée à éviter des blessures », assure la FFR dans son communiqué. Les seules exceptions concerneront le baby-rugby, le rugby à 5, le beach rugby et les pratiques d’initiation sans plaquage. Cette évolution illustre la volonté de la FFR de renforcer la sécurité sans dénaturer le jeu. « En faisant du protège-dents un équipement incontournable, la fédération cherche à prévenir des blessures parfois lourdes de conséquences tout en responsabilisant l’ensemble des acteurs du rugby. Une mesure, peu coûteuse et accessible à tous, qui s’inscrit dans une démarche globale en faveur d’un rugby plus sûr, plus durable et plus respectueux de la santé des pratiquants », précise le communiqué.