La feuille de route environnementale des JO d’hiver 2030

Le Gouvernement a présenté, ce 13 avril, la feuille de route environnementale des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030. Dans un contexte où les territoires de montagne sont particulièrement exposés au changement climatique, cette stratégie vise à faire des JO un modèle de durabilité et d’innovation. « Cette feuille de route fixe un cap clair : engager nos territoires dans une transition environnementale ambitieuse. Face au défi climatique, nous faisons le choix d’organiser des Jeux utiles aux territoires, sobres et durables. C’est une ambition collective, au service des générations futures », indique Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, président délégué de Régions de France. Structurée autour de huit grands enjeux (émissions, énergie, aménagement, écosystème et biodiversité, alimentation, eau, santé et économie circulaire), cette feuille de route fixe 41 engagements concrets et mesurables. Parmi les mesures phares : un accès aux sites exclusivement en transports collectifs pour les spectateurs, l’utilisation d’énergies décarbonées, le recours majoritaire à des infrastructures existantes et l’objectif zéro plastique à usage unique. Portée par l’État dans le cadre du Plan Héritage Alpes 2030, cette démarche ambitionne d’inscrire durablement les territoires alpins dans la transition écologique, en mobilisant collectivités, entreprises et citoyens. « Au-delà de l’événement, notre ambition est d’embarquer durablement l’ensemble des territoires alpins dans la transition écologique, en mobilisant les acteurs locaux, les collectivités, les entreprises et les citoyens. Ces Jeux seront un levier concret pour transformer les pratiques, accélérer les dynamiques déjà engagées et construire un héritage utile aux générations futures », indique Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative. A noter également une promesse claire : pas un mètre cube d’eau supplémentaire ne sera prélevé pour produire de la neige artificielle lors des JO 2030. Il faudra « répartir les usages » de cette ressource au niveau local, souligne le gouvernement.