Le baromètre RETIF du commerce spécialisé français

Le commerce spécialisé français reste confronté à un contexte difficile en ce début d’année 2026 selon les chiffres communiqués par le baromètre RETIF Retail. Au premier semestre, les ventes en magasin ont reculé de 2,8 % sur un an, tandis que le trafic a baissé de 3 % en juin. Les centres-villes (-4,4 %) et les commerces sur rue (-5 %) sont particulièrement touchés, alors que les pôles de périphérie (-0,3 %) et les galeries commerciales (+0,4 %) résistent mieux. « Au-delà de la conjoncture, la baisse du trafic est structurelle : entre 2019 et 2025, la fréquentation des magasins a reculé d’environ 13 % et le parc du commerce spécialisé s’est contracté de 20 %. Le baromètre RETIF invite ainsi les enseignes à passer d’une logique de trafic subi à une logique de trafic construit, en donnant une raison spécifique au client de se déplacer », précise le communiqué. La confiance des ménages remonte à 86 points, mais reste 14 points sous sa moyenne de long terme. Les consommateurs demeurent donc prudents et continuent d’arbitrer leurs dépenses. Dans le même temps, le e-commerce poursuit sa progression. Son chiffre d’affaires atteint 196,4 milliards d’euros en France en 2025, en hausse de 7 %, pour 3,2 milliards de transactions. Avec 42,2 millions de cyberacheteurs, le digital représente désormais environ 12 % des ventes de produits du commerce de détail. Pour RETIF, cette évolution renforce l’importance d’une approche omnicanale, où le magasin et le digital deviennent complémentaires. Les défaillances restent également élevées, avec 3.466 procédures dans le commerce au deuxième trimestre 2026, soit une augmentation de 1,9 % sur un an. Le commerce de détail enregistre toutefois 1.950 défaillances, en recul de 1 %. Pour la rentrée, RETIF identifie quatre priorités : faire du trafic un indicateur stratégique, donner aux clients une véritable raison de se déplacer en magasin, adapter les décisions aux spécificités de chaque point de vente et accélérer l’omnicanal. « Le second semestre devra confirmer si l’amélioration des anticipations se traduit réellement dans les ventes », conclut le communiqué.

