Le vrai prix d’un vélo neuf en France

Selon la 27e édition de l’Observatoire du Cycle, le prix de vente moyen d’un vélo en France s’élevait en 2025 à 1.014 euros. « Ce chiffre est difficile à analyser parce que l’on compare parfois des choux et des carottes », affirme Jean-Philippe Frey, responsable des études chez l’UESC. Dans le détail, le prix moyen d’un vélo musculaire est de 638 (+4%). « Nous observons une montée en gamme des vélos de course et de gravel avec une hausse du panier moyen de ces catégories de 5%. L’autre partie du marché, hors course et gravel, propose des tarifs largement plus abordables. L’an dernier, si on enlève la course et le gravel, le prix moyen d’un vélo classique était aux alentours de 356 euros en baisse de 5 à 6%. Le prix moyen d’un vélo de ville musculaire est de 420 euros. Le vélo reste largement un produit accessible », précise le syndicat patronal. Sur les vélos à assistance électrique, l’observatoire évoque un prix de vente moyen en baisse de 1% à 2.000 euros. Les VAE de route et gravel sont les seuls à progresser en 2025 en volume, mais sont aussi ceux dont le prix moyen est en plus forte croissance : +6 % soit 3.412 euros. Ils sont les plus chers des vélos électriques en moyenne devant les vélos cargo (3.112 euros, en baisse de 9 %) et les VTTAE avec un prix moyen en progression de 1 % à 2.473 euros. Le vélo de ville électrique, dont les ventes ont baissé de 29 % l’an dernier, conserve un tarif de 1.520 euros en moyenne, soit une baisse de 1 %. Le vélo pliant électrique a vu son prix de vente moyen augmenter de 1 % et affiche le prix moyen le plus faible du marché du VAE avec 1.160 euros. Un prix qui pourrait encore être plus faible sans l’écocontribution. « L’UESC est favorable à la transition écologique, sans retenue, sans réserve, mais nous réclamons en revanche un peu de cohérence et un peu d’ordre dans toutes ces initiatives et ces obligations administratives liées aux filières REP », a souligné Virgile Caillet, le délégué général de l’UESC évoquant pas moins de 3 éco-organismes différents pour un VAE. « Nos entreprises vont être obligées d’embaucher une personne rien que pour s’occuper de ces dossiers. Cela a un impact énorme sur les coûts d’entreprise. Il faudrait que toute l’Europe soit logée à la même enseigne. Sinon, nous aurons des prix plus chers que les autres. Ces coûts induits indirects pénalisent la rentabilité de nos entreprises », indique Patrick Guinard, vice-président de l’UESC.

