L’Afrique : une terre de sport à développer

À l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, premier événement olympique organisé sur le continent africain, l’Agence française de développement (AFD), le Comité international olympique (CIO) et la Banque mondiale présentent un rapport consacré au potentiel du sport en Afrique. « Cet ouvrage met en lumière les perspectives qu’offre l’économie sportive en matière d’emploi, d’entrepreneuriat et de croissance, ainsi que les bénéfices du sport pour la santé, l’éducation et l’inclusion sociale. Partout en Afrique, le sport occupe une place importante au quotidien. Des terrains de football de quartier aux clubs sportifs, des activités physiques individuelles aux compétitions internationales, il constitue un espace de rencontre, une source de bien-être et un secteur d’activité économique », indique un communiqué. Le rapport confirme en premier lieu les nombreux bénéfices que peut apporter la pratique sportive. « Au-delà de ses effets reconnus sur la santé physique, le sport peut contribuer au bien-être psychologique, à l’acquisition de compétences et à la réussite éducative. Lorsqu’il est associé à des programmes adaptés d’accompagnement, de formation ou de mentorat, il peut également favoriser la confiance en soi, l’autonomie et les perspectives d’emploi, notamment parmi les jeunes et les populations défavorisées », souligne le communiqué. L’étude montre également que les possibilités de pratiquer une activité sportive restent inégalement réparties. Les femmes et les filles, en particulier, rencontrent des obstacles spécifiques liés à l’accessibilité des équipements, aux contraintes économiques et sociales et aux normes culturelles. Améliorer l’accès au sport pour toutes et tous apparaît ainsi comme un enjeu majeur de développement et d’égalité des chances. Le rapport met également en lumière une dimension souvent méconnue. Au-delà des grands événements et du sport professionnel, le sport possède en Afrique un potentiel économique réel, mais largement inexploité. « Dans les pays étudiés, une part importante de cette économie repose sur des activités informelles ou de petites structures locales, dont la contribution demeure difficile à mesurer. Au-delà des constats, le rapport formule des recommandations à destination des pouvoirs publics, des acteurs sportifs, des entreprises et des partenaires du développement. Il appelle notamment à améliorer l’accès à des espaces sportifs sûrs et adaptés, à encourager la pratique sportive féminine, à renforcer le sport scolaire et communautaire, et à soutenir la structuration des filières économiques locales », conclut le rapport.

