La Transju’ 2027 change d’itinéraire, mais pas d’esprit

La prochaine édition de la Transju’se déroulera les samedi 13 et dimanche 14 février 2027. La principale nouveauté de cette édition réside dans le parcours. Le tracé historique Lamoura-Mouthe d’une longueur de 68km est remplacé par un nouveau tracé pérenne de 50km de Lamoura aux Rousses. En cause, le changement climatique qui a contraint les organisateurs à modifier son parcours, faute d’un enneigement suffisant depuis plusieurs années. L’objectif, sécuriser la tenue de la course et garantir aux athlètes un itinéraire toujours aussi exigeant et compétitif. « Depuis plusieurs années, La Transju’ subissait les effets du réchauffement climatique. Sur les onze dernières éditions, de 2016 à 2026, le parcours mythique Lamoura–Mouthe n’a été réalisé qu’une seule fois, en 2019. Quatre éditions ont dû être annulées faute de neige (2016, 2020, 2021, 2024) et six autres ont été maintenues grâce à un parcours de repli, raccourci ou déplacé dans l’urgence (2017, 2018, 2022, 2023, 2025, 2026) », précise un communiqué. « Cette instabilité fragilise, un peu plus chaque hiver, l’organisation de cette épreuve intégrée au circuit international Worldloppet et qui rassemble plusieurs milliers de participants, dont de nombreux fondeurs venus de l’étranger », s’inquiète l’organisation. Trans’Organisation a donc fait le choix de valider un nouveau tracé pérenne de Lamoura aux Rousses afin de ne plus devoir trouver dans l’urgence des parcours de repli à quelques semaines de l’épreuve. « Nous ne pouvons plus, chaque année, nous en remettre à la météo pour savoir si La Transju’ aura bien lieu. Le parcours Lamoura–Mouthe restera à jamais mythique, il a écrit l’histoire de notre épreuve. Mais depuis plusieurs hivers, nous ne pouvions plus construire un projet sportif et économique sur un tracé que nous n’étions plus en mesure de garantir. Nous avons donc validé un nouveau parcours de 50 km, à l’image de celui de l’année dernière. Ce n’est pas un renoncement, c’est une décision responsable qui nous permettra d’assurer la pérennité de La Transju’ dans la durée », explique Pierre-Albert Vandel, président de Trans’Organisation.

