La FFT publie une étude sur l’impact du tennis français

La Fédération Française de Tennis a publié, avec le CDES, une vaste étude évaluant l’impact socio-économique du tennis français et de ses disciplines associées. Avec plus de 1,2 million de licenciés et plus de 7.000 clubs, la FFT confirme son rôle majeur dans le paysage sportif national. La filière pèse désormais 1,5 milliard d’euros, un poids porté autant par les pratiquants que par les clubs, les instances fédérales et les grands tournois, dont Roland-Garros et le Rolex Paris Masters. Dans le détail, les licenciés représentent 38.2% du poids économique de la filière avec 575 millions d’euros, devant les clubs (31,1% à 468 millions d’euros), les tournois (15,9% à 240 millions d’euros) et les entités fédérales (14,8% à 223 millions d’euros). « 20% des clubs représentent 70% des 468 millions d’euros du poids économique des clubs », précise l’étude qui met en avant une dépense annuelle moyenne des licenciés de 15 ans et plus pour leur pratique du tennis au sens large de 402 euros. Les revenus de la location horaire de courts de tennis et de padel sont estimés à 38 millions d’euros. « Le tennis représente également un moteur d’emplois avec plus de 7.200 équivalents temps plein salariés, 3.600 travailleurs indépendants et près de 77.000 bénévoles, qui contribuent à son dynamisme », précise le rapport. La hausse continue du nombre de pratiquants s’explique aussi par l’essor du padel (850.000 joueurs) et du pickleball (23.000 joueurs), soutenus par plusieurs dispositifs d’aide comme l’Aide au Développement des Clubs et de la Pratique et le dispositif Boost Padel, qui vise à aider les clubs à lancer leurs investissements pour de nouvelles pistes. Aujourd’hui, 11% des clubs proposent une offre padel et 14% une offre pickleball, des chiffres qui ont vocation à augmenter dans les années à venir. L’étude met enfin en avant l’engagement sociétal de la FFT : développement du tennis santé, recyclage des balles, actions en faveur du paratennis et déploiement du pickleball à l’école. La fédération fait de la féminisation une priorité, avec 362.000 licenciées et de nouveaux programmes de formation destinés à favoriser l’accès des femmes aux postes à responsabilité, comme le dispositif « Coach Inclusion » lancé en partenariat avec la WTA. Ce dispositif, à destination de 10 entraineurs femmes à haut potentiel, a pour objectif de dynamiser l’évolution de carrière de ces cadres féminins. Cette action sera renouvelée chaque saison sportive avec une nouvelle promotion d’entraineurs-stagiaires.

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