En direct d’Eurobike à Francfort

À l’ouverture d’Eurobike à Francfort, les organisateurs ont affiché leur volonté de repositionner le salon comme la grande plateforme européenne B2B de l’industrie du cycle. « Face à un marché en phase de normalisation après les années de forte croissance post-pandémie, Eurobike entend renforcer son rôle de lieu d’échanges stratégiques entre fabricants, distributeurs, fournisseurs et acteurs de la mobilité », précise un communiqué. Philipp Ferger, directeur général de Fairnamic, a confirmé l’évolution du salon à partir de 2027 afin de répondre davantage aux attentes des professionnels. Malgré un contexte économique tendu, près de 800 exposants issus de 44 pays sont présents cette année à Francfort pour dévoiler leurs innovations et préparer les prochaines étapes du secteur. Les études présentées lors de la conférence d’ouverture soulignent les défis actuels : hausse des coûts, pression sur les marges et incertitudes géopolitiques. Dans ce contexte, les rencontres physiques retrouvent une valeur stratégique. Plus de sept professionnels sur dix considèrent désormais les réseaux et échanges directs comme essentiels au développement de leur activité. Autre enseignement marquant : les femmes apparaissent comme le principal levier de croissance du marché. Une étude menée par Women in Cycling Germany et l’IFH Köln estime qu’une approche plus adaptée à leurs attentes pourrait générer jusqu’à 950 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire d’ici 2030. Enfin, Eurobike a mis en avant la révolution technologique en cours. Selon l’expert Hannes Neupert, l’industrie entre dans une nouvelle ère où logiciels, connectivité et services numériques vont progressivement transformer les vélos et les solutions de mobilité. Une évolution qui confirme la volonté d’Eurobike de rester un observatoire privilégié des mutations du marché, même au moment où la concurrence entre grands salons européens du cycle s’intensifie.