Dans les coulisses du record du monde du marathon

Une performance majeure vient de marquer le Marathon de Londres : les athlètes Adidas Sebastian Sawe et Yomif Kejelcha ont tous deux franchi la barre des deux heures, une première dans le cadre d’une course officielle. Sebastian Sawe s’impose en 1:59:30, établissant un nouveau record du monde, suivi de Kejelcha en 1:59:41 pour son tout premier marathon. Chez les femmes, Tigist Assefa signe également un record du monde en 2:15:41. Au-delà des chronos, ces résultats illustrent une évolution du très haut niveau, portée à la fois par la préparation des athlètes et les avancées technologiques. Les trois coureurs étaient équipés du modèle Adidas Adizero Adios Pro Evo 3, un modèle de compétition annoncé comme le plus léger jamais conçu par la marque, avec un poids inférieur à 100 grammes. « Battre le record du monde est un rêve que je poursuis depuis longtemps, et y parvenir signifie énormément pour moi ainsi que pour le sport. Cela reflète le travail acharné accompli dans l’ombre, le soutien de mon équipe et le rôle de l’innovation qui m’a aidé à repousser mes limites. Je suis honoré de faire partie de ce nouveau chapitre de notre sport », indique Sebastian Sawe. Fruit de plusieurs années de développement, cette chaussure intègre une nouvelle génération de mousse et une structure carbone repensée pour améliorer le retour d’énergie et l’efficacité de course. Selon Adidas, ces optimisations permettraient de réduire l’effort à haute vitesse et d’accompagner les performances sur marathon. « Depuis son lancement, la gamme Adizero s’est imposée dans les grandes compétitions internationales, avec plus de 200 victoires et records à la clé depuis 2020. Ces nouveaux résultats viennent renforcer cette dynamique, dans un contexte de forte concurrence sur le marché du running, où l’innovation produit joue un rôle central », précise la marque. Si ces performances restent avant tout celles des athlètes, elles témoignent aussi d’un tournant dans l’histoire du marathon, où la frontière des deux heures, longtemps considérée comme symbolique, semble désormais franchissable dans des conditions de course officielles. « La création de l’Adizero Adios Pro Evo 3 nous a poussés à penser différemment dès le départ. Nous ne cherchions pas seulement à améliorer ce que nous avions fait auparavant, nous voulions voir jusqu’où nous pouvions aller. Nous sommes passés par plus d’une douzaine d’itérations, travaillant en étroite collaboration avec nos athlètes et testant le produit partout, de nos laboratoires à Herzogenaurach jusqu’aux camps d’entraînement en haute altitude au Kenya et en Éthiopie. À ce niveau, chaque détail compte vraiment ; nous mesurons les éléments au nanogramme près. Ce fut un long processus, mais il a abouti à quelque chose qui, selon nous, change véritablement les sensations d’une chaussure de compétition », indique Patrick Nava, directeur général running chez Adidas.

Un record qui met aussi en avant la professionnalisation des athlètes y compris dans leur programme d’alimentation. À ce titre, Maurten était intégré à l’équipe de l’athlète au Kenya lors de sa préparation. « Ce fut un honneur de travailler en étroite collaboration avec Sabastian lors de sa préparation à cet incroyable exploit. La confiance qu’il nous a accordée, ainsi que son entraîneur Claudio, pour optimiser son alimentation, est un privilège que nous prenons très au sérieux », souligne Joshua Rowe, responsable des technologies sportives chez Maurten. « Quiconque a vu Sabastian courir sait qu’il est un athlète extraordinaire, un phénomène comme on en voit rarement. Ce qui est peut-être moins connu, c’est qu’il est aussi l’un des meilleurs adeptes de l’alimentation dans le monde du marathon. » Au cours des douze mois qui ont séparé sa victoire aux Jeux olympiques de Londres 2025 de son arrivée triomphale à Londres, il a continuellement testé et perfectionné son protocole d’alimentation, développant une stratégie adaptée à son corps et à son objectif. Entre avril 2025 et avril 2026, Maurten a effectué six voyages au Kenya, passant 32 jours avec lui. Parallèlement aux tests, les équipes ont élaboré un programme personnalisé d’entraînement intestinal et un protocole d’alimentation pour le jour de la course, afin d’améliorer sa tolérance gastro-intestinale à l’apport élevé en glucides requis le jour de la compétition. « Il prenait un gel Maurten avant les séances longues et une boisson Maurten à intervalles réguliers pendant ses entraînements, reproduisant ainsi son programme exact du jour de la course. L’objectif était de préparer progressivement son système digestif, réduisant ainsi le risque de troubles gastro-intestinaux tout en optimisant sa capacité à oxyder les glucides exogènes pendant la compétition. Après des mois d’adaptation et d’ajustements, un plan d’alimentation pour le jour de la course était prêt », précise la marque. « Nous voulions qu’il dispose de réserves de glycogène suffisantes le jour de la course, il a donc consommé une grande quantité de glucides avec la boisson énergétique 320 les deux jours précédant le départ. Le matin de la course, il a pris un petit-déjeuner léger, suivi du système Maurten Bicarb à 6h45, puis a bu du Drink Mix 320 dans le bus jusqu’à la ligne de départ, et un Gel 100 cinq minutes avant le coup de pistolet. Pendant la course, il a bu 160 millilitres de Drink Mix 320 aux kilomètres 5, 10 et 15. Au kilomètre 20, il a pris un Gel 100, un Café 100 et 130 ml de Drink Mix 160. Puis, aux kilomètres 25, 30, 35 et 40, il a bu 130 ml de Drink Mix 320 », souligne Maurten. Du départ à l’arrivée, il a consommé en moyenne 115 grammes de glucides par heure…