Cosmos dévoile les résultats de son “Observatoire du numérique”

À l’occasion de l’événement BIG, organisé par Bpifrance le 8 octobre à l’Accor Arena, Cosmos, principale organisation représentant les employeurs et les entreprises du sport, a dévoilé les résultats de son premier « Observatoire du numérique ». Cette étude dresse un état des lieux de la transformation numérique des organisations sportives et de l’intégration de l’intelligence artificielle dans leurs pratiques. « Au-delà des craintes et des enjeux éthiques qu’elle soulève, l’intelligence artificielle doit être appréhendée comme un nouveau défi et une opportunité. Notre Observatoire met en lumière la manière dont les employeurs du sport s’emparent de cette mutation. Il a également pour vocation de contribuer à la diffusion de l’intelligence artificielle dans l’ensemble des métiers du secteur. L’objectif est de permettre aux professionnels de mieux maîtriser ces nouveaux outils pour en tirer le meilleur parti, et ainsi consacrer davantage de temps aux activités essentielles et créatrices de valeur pour les structures sportives », explique Philippe Diallo, président du syndicat. Alors que l’IA nourrit de vives interrogations sur l’avenir du travail dans de nombreux secteurs, les résultats de l’Observatoire montrent que le secteur du sport est déjà engagé dans cette transformation et est plutôt optimiste quant à ses effets. Selon l’étude, 62 % des structures utilisent aujourd’hui l’IA régulièrement. Et 59 % anticipent un impact favorable sur l’emploi dans la branche Sport à horizon 2030. Parmi les structures ayant recours à l’IA, celle-ci est utilisée en priorité pour la communication (83 %) et les tâches administratives (73 %), loin devant l’analyse de données (24 %) et l’automatisation (16 %). L’autre enseignement majeur de l’Observatoire est la rapidité avec laquelle l’IA s’est installée dans les usages. Parmi les utilisateurs, 24 % y ont recours tous les jours et 42 % chaque semaine. « Ces résultats s’inscrivent dans une transformation numérique plus large du secteur. 82 % des structures constatent un impact positif du numérique, notamment sur leur organisation interne, tandis que 54 % considèrent encore leur niveau de maturité numérique comme faible ou intermédiaire », précise un communiqué. Derrière l’adoption rapide de ces nouveaux outils apparaît un enjeu majeur : celui des compétences. Parmi les structures qui utilisent déjà l’IA, 71 % évaluent leur niveau de maîtrise comme faible ou intermédiaire. Et l’usage précède parfois la mise en place de règles collectives. 60 % n’ont encore formalisé aucun cadre autour de son utilisation. « Pour Cosmos, le principal enjeu est de permettre le développement des compétences et de faire de l’IA un outil au service des structures », conclut un communiqué.

