Anta Sports acquiert 29% de Puma

Déjà propriétaire de Fila en Chine et du groupe Amer Sports (Arc’teryx, Salomon, Wilson), Anta renforce son exposition internationale et poursuit sa stratégie d’investissement dans un portefeuille de marques sportives. Le groupe chinois a fait l’acquisition de 29,06 % du capital de Puma Group qui appartenaient jusqu’ici à Artémis la holding de la famille du milliardaire français François Pinault. Le montant de cette transaction est estimé à 1,5 milliard d’euros. « Cette acquisition constitue une étape importante dans la mise en œuvre de la stratégie du groupe. Marque sportive de renommée mondiale et leader international bénéficiant d’un héritage riche et bien établi, Puma exerce une influence considérable à l’échelle mondiale dans les domaines du sport professionnel et du lifestyle », précise Anta qui devient le principal actionnaire de la marque et qui entend préserver l’indépendance de Puma et son ADN allemand. Bien que le communiqué indique que le groupe chinois n’a pas l’intention de lancer une offre publique d’achat sur Puma, ce dernier « évaluera attentivement la possibilité d’approfondir davantage le partenariat entre les deux parties à l’avenir ». Par la voix de son PDG Arthur Hoeld, arrivé en juillet dernier en remplacement d’Arne Freundt, Puma a réagi à l’information à travers un communiqué ce mardi. « Les priorités stratégiques de Puma sont claires. Nous nous concentrons sur le renforcement de notre marque mondiale, la fourniture de produits attrayants et l’engagement des consommateurs du monde entier afin de devenir l’une des trois premières marques mondiales de sport. Anta vise à permettre à Puma de réaliser pleinement le potentiel de sa marque et son héritage afin de créer de la valeur à long terme pour les consommateurs et les parties prenantes du monde entier. Nous considérons cela comme un vote de confiance envers Puma et son orientation stratégique ». De son côté, la holding Artémis justifie cette vente par sa volonté de « se concentrer sur des actifs dont la société détient le contrôle » et « redéployer ses ressources vers de nouveaux secteurs créateurs de valeur ».