L’e-commerce français progresse de 8,5% au deuxième trimestre

Le 21 septembre à Paris, la Fevad a publié les chiffres de l’e-commerce au premier semestre 2026. Les ventes en ligne en France ont atteint 52,2 milliards d’euros sur la période, ce qui représente une hausse de 8,5 % sur un an. Dans le panel ICE 100, qui réunit plus d’une centaine de sites leaders et n’intègre pas Shein et Temu, les ventes de produits aux particuliers ont progressé de 12,2 % sur un an. Ce chiffre s’explique notamment par un calendrier promotionnel favorable et aux circonstances caniculaires connues cet été, incitant les commandes d’équipement de rafraîchissement et de climatisation. « Dans ces circonstances particulières, le e-commerce a aussi offert une solution pratique aux consommateurs : il a permis de s’équiper rapidement tout en évitant certains déplacements pendant les fortes chaleurs. Sans être le seul facteur à l’œuvre, cette commodité a contribué à l’activité du mois de juin et facilité l’accès de nombreux foyers aux équipements recherchés », souligne le communiqué. La dynamique ne s’est toutefois pas limitée aux produits directement liés aux fortes chaleurs. Sur l’ensemble du deuxième trimestre, la plupart des catégories suivies progressent. Le sport enregistre une hausse de 16,2 %, le textile de maison de 12,2 %, la tech-électroménager de 8,5 % et la beauté de 7,4 %. A noter toutefois que le panier moyen recule de 4,3 % au deuxième trimestre, pour s’établir à 59,7 euros et repasser sous la barre des 60 euros. Dans le même temps, le nombre de transactions progresse de 13,5 %. La croissance du marché repose donc davantage sur la multiplication des achats que sur l’augmentation de leur montant moyen. « Le premier semestre s’inscrit dans la continuité de 2025, sans masquer un environnement contrasté selon les secteurs. Le deuxième trimestre a bénéficié d’un mois de juin exceptionnel, porté par les promotions et les fortes chaleurs. Le retour à un rythme plus modéré en juillet invite toutefois à ne pas surinterpréter ce pic. La baisse du panier moyen rappelle que le pouvoir d’achat reste au cœur des arbitrages. Les bonnes performances en ligne des enseignes issues du commerce physique confirment enfin le rôle stratégique du e-commerce pour l’ensemble du retail », conclut Marc Olivier, directeur général de la Fevad.

