Tahe Outdoors France toujours à la recherche d’un repreneur

Placée en redressement judiciaire le 25 février par le tribunal de commerce de Vannes, Tahe Outdoors France obtient un délai supplémentaire pour trouver un nouvel actionnariat. Le tribunal a prolongé de six mois la période d’observation et fixé au 30 octobre 2026 la nouvelle date limite de dépôt des offres. Le groupe met en avant l’amélioration de ses performances opérationnelles, de ses ventes et de sa trésorerie d’exploitation. Ce délai doit permettre aux candidats déjà positionnés d’affiner leurs projets industriels et leurs plans de financement, tout en laissant la possibilité à de nouveaux investisseurs de se manifester. Le dossier reste accessible sous l’égide de l’administrateur judiciaire, l’étude AJIRE. Tahe Outdoors France dispose notamment d’un site industriel à Vannes et d’un réseau de distribution présent dans plus de 90 pays avec les marques Tahe et SIC Maui. « L’activité se poursuit normalement. L’usine de Vannes fonctionne, les approvisionnements sont sécurisés et les livraisons de rentrée suivent les calendriers prévus. Les équipes commerciales et de R&D travaillent déjà sur la saison 2027, avec de nouveaux produits et le déploiement du prochain catalogue », précise un communiqué. Le groupe assure également le maintien des garanties et du service après-vente pour son réseau de distribution. « La trésorerie positive et le soutien du tribunal démontrent la résilience de notre modèle. Ce délai supplémentaire donne à la fois le temps de construire le meilleur projet de reprise possible et la liberté d’engager sereinement la préparation de la saison 2027. Nos usines tournent, nos équipes innovent, et nos engagements envers nos clients et partenaires sont plus que jamais tenus », indique Renaud Lacoste, président du groupe Tahe Outdoors France. Fondée en 1979, Tahe Outdoors France emploie 76 personnes, dont 71 en France, et a réalisé 16 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2024. Le groupe entend préserver ces compétences ainsi que son outil industriel breton dans le cadre du futur projet de reprise.

