POW évalue les programmes des candidats à la présidence de la FIS

À quelques jours de l’élection à la présidence de la fédération internationale de ski et de snowboard, prévue le 11 juin, Protect Our Winters Europe a passé au crible les engagements climatiques des trois candidats. L’objectif de l’organisation est clair : faire de la gouvernance des sports d’hiver un levier concret de lutte contre le changement climatique et préserver l’avenir des disciplines de neige. « Il est important que la FIS dispose d’une politique climatique forte. En tant que fédération représentant les sports de neige, elle est clairement l’une des principales bénéficiaires de toute action en faveur du climat. C’est pourquoi il est essentiel de montrer l’exemple afin de garantir que les sports de neige restent attractifs et accessibles, tant sur le plan financier que logistique, pour le plus grand nombre », indique Daniel Yule, skieur alpin suisse de Coupe du monde et membre de POW. Les programmes de Johan Eliasch, président sortant, d’Alexander Ospelt et de Victoria Gosling affichent des niveaux d’ambition variables. Johan Eliasch et Alexander Ospelt ont répondu au questionnaire de POW, tandis que l’analyse de Victoria Gosling repose uniquement sur son programme public. Tous trois reconnaissent l’importance des enjeux environnementaux, mais divergent sur les moyens à mettre en œuvre. Johan Eliasch met en avant son expérience dans les organisations climatiques et soutient des objectifs de réduction des émissions déjà engagés par la FIS. Alexander Ospelt souhaite poursuivre les efforts actuels, mais se montre plus réservé sur de nouvelles obligations. De son côté, Victoria Gosling place le climat parmi ses priorités stratégiques et propose notamment une réforme du calendrier des compétitions pour réduire leur impact environnemental. POW souligne les progrès déjà réalisés par la FIS ces dernières années avec la création d’une unité dédiée au développement durable, amélioration du suivi des émissions, objectif de réduction de 50 % des émissions d’ici 2030 et neutralité carbone visée pour 2040. « Les sports d’hiver ont plus à perdre du changement climatique que tout autre sport, et c’est précisément pour cette raison que le président de la FIS doit en faire une priorité absolue. Nous attendons que l’action climatique et le développement durable soient intégrés dans la gouvernance de la FIS et dans ses réalisations concrètes », indique Jonas Schneider, directeur exécutif, Protect Our Winters Europe. Sans soutenir de candidat particulier, POW entend travailler avec la future présidence pour faire de l’action climatique une priorité durable de la fédération.