L’UTMB Mont-Blanc publie son rapport RSE

Alors que France Outdoor a annoncé son plan d’action « Pour un Trail durable », l’UTMB Mont-Blanc vient de publier son rapport RSE. Ce dernier donne de la visibilité à des actions déjà engagées depuis plusieurs années ou plus récemment renforcées. « L’année 2025 confirme la concrétisation de plusieurs avancées majeures, fruits d’un travail de fond mené avec nos équipes, nos partenaires et les territoires. Sur le plan environnemental, notre engagement de réduction de 20% de notre empreinte carbone d’ici 2030 s’inscrit dans la continuité de nos efforts de sobriété. Le renforcement du plan de mobilité, la gestion optimisée des déchets et le financement de projets de transition climatique traduisent notre volonté concrète de porter nos actions à l’échelle des enjeux actuels », précise l’organisateur. La réduction des déchets constitue un enjeu central pour l’événement qui agit à la fois sur la prévention, la suppression des ustensiles à usage unique et le renforcement du tri, afin de limiter les volumes de déchets générés et favoriser leur valorisation. Entre 2024 et 2025, l’UTMB met en avant une réduction de près de 15 % des volumes de déchets générés à Chamonix (place du Triangle et place du Mont-Blanc). « Avec seulement 129 g de déchets produits par personne au cœur de l’événement, la production de déchets se situe très en deçà des moyennes observées sur les manifestations grand public », indique le rapport. Si les déplacements demeurent le défi majeur, ils restent un axe stratégique prioritaire pour les années à venir. « Le transport des participants, accompagnants, partenaires, staff, bénévoles et prestataires représente le principal poste d’émissions de gaz à effet de serre (GES), avec une large majorité des impacts concentrés sur les déplacements pour venir et repartir des vallées du Mont-Blanc. L’avion représente 85 % des émissions liées aux trajets domicile-événement des coureurs et accompagnants ». En 2025, le Hoka UTMB Mont-Blanc a pris l’engagement d’encourager les déplacements moins carbonés en mettant en place un boost de 30 % sur les chances d’être tiré au sort sur l’UTMB, la CCC, l’OCC et l’ETC. Ce dispositif, en place à partir de l’édition 2026, vise à inciter les coureurs à privilégier des trajets le moins carboné possible pour se rendre sur l’événement.

Sur le plan social, l’UTMB indique avoir passé de nouveaux paliers pour rendre la pratique plus inclusive et équitable. « L’augmentation de la participation féminine, le déploiement de la politique Adaptive Athlete et le soutien à la parentalité illustrent la maturation de nos valeurs de solidarité. Notre soutien aux bénévoles et aux associations locales vient réaffirmer l’ancrage territorial profond qui définit le Hoka UTMB Mont-Blanc depuis sa création ». À travers le programme Women In Trail, soutenu par Hoka, la part des femmes représente aujourd’hui environ ¼ des participants aux courses. A noter que les impacts économiques générés pour les territoires sont conséquents. « Ils démontrent la capacité constante de l’événement à créer et partager la valeur, tout en renforçant l’attractivité et la dynamique locale dans un esprit de bénéfice mutuel », précise un communiqué qui évoque des impacts économiques importants pour les vallées traversées, notamment dans les secteurs de l’hébergement, de la restauration, des commerces, des transports et des services. La durée moyenne de séjour des coureurs et de leurs accompagnants est de près de six nuits, favorisant des séjours longs et qualitatifs, répartis sur plusieurs communes et sur l’ensemble du territoire transfrontalier (France, Italie, Suisse). Avec un budget opérationnel d’environ 4 millions d’euros, complété par un million d’euros de soutien public, très majoritairement sous forme de valorisation en nature (mise à disposition de services, infrastructures, moyens humains), le Hoka UTMB Mont-Blanc génère des impacts économiques directs, indirects et induits au niveau de l’espace Mont-Blanc estimés à près de 45 millions d’euros. « Ce ratio illustre un modèle économique particulièrement efficient : pour 1 euro investi par les collectivités, l’événement génère environ 40 à 45 euros d’impacts économiques locales », précise le rapport.