La FUB liste les atouts du vélo pour la santé

La Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette publie un rapport intitulé « Santé en mouvement : le pouvoir de la marche et du vélo ». Le document repositionne les mobilités actives comme un véritable enjeu de santé publique. Au-delà de la transition écologique ou des questions de transport, la FUB rappelle que le vélo et la marche constituent des leviers majeurs de prévention face à l’explosion de la sédentarité. « En France, 95 % des adultes sont exposés à des risques pour leur santé liés au manque d’activité physique, tandis que les capacités cardiovasculaires des jeunes ont chuté de 25 % en trente ans », indique le rapport qui souligne les bénéfices documentés des mobilités actives : réduction des maladies cardiovasculaires, du diabète et de certains cancers, amélioration du sommeil, diminution du stress et des symptômes dépressifs. À l’échelle collective, le vélo contribue également à améliorer la qualité de l’air, réduire les nuisances sonores et renforcer le lien social. La FUB pointe toutefois le manque d’ambition des politiques publiques, encore trop centrées sur les comportements individuels plutôt que sur les environnements de vie et les infrastructures. Pourtant, les enjeux économiques sont considérables : la sédentarité coûterait 17 milliards d’euros par an, tandis que chaque kilomètre parcouru à vélo permettrait d’éviter environ 1,02 euro de coût social. À travers ce rapport, la FUB appelle à intégrer pleinement les mobilités actives dans les politiques de santé, d’aménagement et de prévention pour construire des villes plus actives, plus respirables et plus inclusives. « En dépit de ces bénéfices largement documentés, la baisse des financements nationaux de l’État à destination de la promotion du vélo illustre la difficulté à considérer la promotion de la santé comme un investissement à moyen et long terme, plutôt que comme une variable d’ajustement budgétaire », indique le communiqué.

