Les chiffres de l’Observatoire du Running 2026

Les données de l’édition 2026 de l’Observatoire du Running, dévoilées au salon Run’Experience de Paris par la commission running/trail de l’UESC, confirment à la fois l’engouement durable pour la pratique et la solide dynamique économique du secteur. « 2025 a été une année record », affirme Virgile Caillet, le délégué général de l’UESC. Ainsi, 13,2 millions de Français déclarent avoir couru l’an dernier, soit un million de plus qu’il y a 5 ans. Autre tendance marquante exprimée par l’étude : 64% d’entre eux courent au moins une fois par semaine. « Le running n’est plus un phénomène de société, c’est désormais une norme sociale, inscrite dans le quotidien de millions de Français. Les runners sont très différents les uns des autres. Chacun a sa propre source de motivation, mais on observe que le running est un sport individuel qui se pratique de plus en plus collectivement », commente Virgile Caillet. Le poids économique des dossards est estimé par l’UESC à 132 millions d’euros. L’observatoire souligne que 62 % des runners ont connu des difficultés pour trouver un dossard en 2025 (+15% en un an). Selon les chiffres de la Fédération française d’athlétisme, 13.320 courses ont eu lieu en 2025. « C’est environ 2.000 de plus qu’en 2015 et les trails sont beaucoup plus nombreux en termes de nombre de courses que les courses sur route », précise la FFA qui souligne qu’il y a eu 50 finishers par course de plus en un an. Le chiffre atteint 310 coureurs par course.

Comme l’an dernier, le rapport montre une féminisation de la pratique. 63% des néo-pratiquants (qui courent depuis moins de 2 ans) sont des femmes. Alors que 44% des néo-pratiquants ont moins de 24 ans, la discipline n’échappe pas à la digitalisation : 41% des runners suivent un programme d’entraînement via une application mobile tandis que 38% de ces néo-pratiquants utilisent l’IA dans le cadre de leur pratique. « Le running est une norme sociale, une culture, un art de vivre, mais c’est aussi un marché extrêmement puissant. On est sur un marché qui tend vers les 1,5 milliard d’euros », précise le délégué général de l’UESC. En 2025, le segment a dépassé les 1,2 milliard d’euros avec quasiment 800 millions d’euros sur la chaussure et 400 millions d’euros sur le textile et les accessoires. « Ce qui est très impressionnant, c’est que le marché du running s’inscrit dans un marché global du sport qui est plutôt atone, voire en baisse. On a perdu 0,3% en 2025. Dans ce contexte, le running surperforme avec une croissance de 17% », commente Virgile Caillet. Une progression qui n’est probablement pas terminée : deux tiers des runners souhaitent maintenir ou augmenter leur dépense en 2026, notamment dans l’équipement. A date, le prix moyen des chaussures est estimé à 142 euros, un chiffre en hausse de 11 euros en un an. 23% des sondés possèdent des chaussures à plaque carbone (+19% en 5 ans). Asics arrive en tête des marques actuellement utilisées (22%) devant Hoka (14%) et Brooks (11%). Un classement qui varie légèrement chez les 18-24 ans où Asics devance Nike, Brooks, Kiprun et Hoka.