La FNAUT veut faire une place aux vélos dans les TER

Pour s’adapter aux nouveaux besoins des utilisateurs, notamment avec l’essor de l’usage du vélo en ville, les trains régionaux voient leurs espaces repensés. « Historiquement, les trains régionaux en France n’ont pas été conçus pour transporter un grand nombre de vélos ni surtout des vélos utilitaires, contrairement à ce qu’on constate dans d’autres pays (en Allemagne notamment). Un retard considérable a été pris à ce sujet, les associations cyclistes réclament depuis longtemps plus de places dans les trains alors que la pratique du vélo est en augmentation », alarme le communiqué de la Fédération Nationale Des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT). L’association préconise 7 recommandations. « La première serait d’augmenter la capacité d’emport vélos et le nombre de trains (fréquence, plage horaire…). Les commandes de matériels neufs en Allemagne entre autres prévoient souvent de 8 à 15 vélos par voiture, très au-delà de ce qui se fait en France », précise le communiqué. La seconde recommandation, une solution plus immédiate, serait de supprimer les strapontins et les bagages dans les espaces vélos, source de conflits et de pertes de temps, afin de mieux indiquer où se trouvent les emplacements vélos. « Pour la troisième recommandation, il faudrait que les stationnements en gares soient faciles d’accès, visibles, proches des accès vers les trains, en nombre suffisant et réellement sécurisés. Les Autorités Organisatrices peuvent aussi développer des vélos libre-service ou des locations longue durée de vélos pliants à un prix raisonnable ». La quatrième piste consisterait à améliorer l’information des cyclistes sur la saturation possible d’un train, en fonction de l’heure, ce qui est facile à indiquer sur les fiches horaires ou les logiciels informatiques. La cinquième serait la régulation de la demande d’emport à bord des trains sur les trajets où la demande vélo est forte, qui pourrait s’obtenir par un ticket vélo payant à la journée ou au mois à prix modéré, augmenté aux heures de pointe, mais sans train imposé. « La sixième recommandation consisterait à gérer certaines lignes particulières à certaines heures, où un système de réservation avec train imposé peut, de manière exceptionnelle, se justifier. Cela concernerait notamment certains trains dans les secteurs touristiques à la demande imprévisible. Enfin, pour la septième recommandation, il faudrait améliorer la coordination entre les Régions pour harmoniser les règles d’accès », précise la FNAUT.

