La FFCK engage un plan de transformation

Avec 2 millions de pratiquants chaque année pour seulement 36.000 licenciés, la Fédération Française de Canoë Kayak et Sports de Pagaie veut combler l’écart entre découverte et engagement fédéral. Elle lance ainsi son plan de transformation 2025–32, un programme destiné à transformer durablement son modèle. Premier constat : si l’attractivité du canoë-kayak ne faiblit pas, le recrutement des moins de 13 ans reste insuffisant et fragilise le renouvellement des effectifs. Le plan repose donc sur trois priorités : un Plan d’Urgence Jeunes pour faciliter l’entrée dans la pratique dès 9 ans, un accompagnement renforcé des clubs avec simplification administrative et soutien à la professionnalisation, et un développement plus équilibré entre loisir et compétition. La féminisation constitue un autre axe majeur de développement. Alors que la pratique touristique est quasi paritaire, les femmes ne représentent que 33 % des licenciés en club. « Nous ne pouvons pas accepter qu’un sport qui attire 50 % de femmes dans sa pratique touristique n’en compte qu’un tiers dans ses clubs. La féminisation est un levier de développement, de fidélisation et de modernisation de notre fédération », indique Pascal Bonnetain, président de la FFCK. Déjà engagé à travers des réformes concrètes et un suivi chiffré, ce plan vise à consolider le réseau des 700 clubs et à affirmer le rôle structurant de la fédération dans le sport de nature en France. « Le défi n’est pas l’attractivité des pratiques Canoë-Kayak, elle est réelle. Le défi est notre capacité à structurer l’accueil, à former davantage d’éducateurs, plus jeunes et plus féminins, et à transformer l’essai. Ce plan engage une évolution profonde de notre modèle », indique Julien Issoulié, DTN de la fédération.