La Commission européenne recommande la pratique du vélo

La Commission européenne place désormais le vélo au cœur de sa stratégie pour faire face à la crise énergétique. Dans un contexte de forte dépendance aux importations de combustibles fossiles, soit près de 340 milliards d’euros en 2025, et de volatilité géopolitique persistante, l’Union Européenne cherche à accélérer sa transition via l’initiative AccelerateEU. « Alors que 82 % des déplacements reposent encore sur la voiture, majoritairement thermique, le modèle actuel pèse lourdement sur les ménages et la compétitivité industrielle. Face à cela, le vélo apparaît comme une alternative crédible : plus économique, jusqu’à six fois moins coûteux qu’une voiture, et adapté aux distances quotidiennes moyennes », précise un communiqué. La Commission recommande ainsi des mesures concrètes : investissements dans les infrastructures cyclables, subventions à l’achat de vélos (notamment électriques), développement du vélopartage et soutien à la logistique du dernier kilomètre via les vélos cargo. Le vélo d’entreprise, déjà adopté à grande échelle en Allemagne, est également identifié comme un levier efficace. Au-delà des économies d’énergie, ces solutions offrent des bénéfices collectifs : réduction de la pollution, désengorgement des villes et amélioration de la santé publique. Reste désormais à traduire ces orientations en politiques nationales pour enclencher un véritable changement de modèle. « « Nous saluons la reconnaissance par la Commission des vélos cargo comme alternative à la logistique urbaine traditionnelle centrée sur la voiture. Remplacer les camionnettes de livraison par des solutions à propulsion humaine est une solution facile à mettre en œuvre pour tout État membre souhaitant réduire ses importations de pétrole immédiatement et efficacement. En encourageant cette transition, le plan AccelerateEU valide les efforts d’ECI pour démontrer que la logistique cycliste professionnelle n’est pas seulement un choix écologique, mais aussi un moyen de préserver l’économie européenne face à la hausse des coûts et à l’incertitude liées aux carburants conventionnels », indique Philippe Van de Casteele, président du groupe d’experts Vélos cargo et logistique cycliste.

