Décathlon et Sport 1.5 publient « The Sports Impact Report », une modélisation de l’empreinte écologique du sport en France

S’appuyant sur les données de près de 1.000 sportifs par discipline, l’étude « The Sports Impact Report » modélise l’empreinte environnementale de 9 pratiques sportives (course, vélo de route, vélo urbain, football, randonnée, ski, natation, fitness, golf). L’étude met en lumière trois leviers majeurs d’impact : la fabrication des équipements (17 % de l’impact climatique moyen), l’exploitation et l’énergie des infrastructures sportives, et les déplacements des pratiquants, premier poste d’émissions avec 52 % de l’empreinte globale (hors vélo urbain). L’impact environnemental des équipements sportifs dépend de trois facteurs : leur complexité technique, leur durabilité et leur fréquence de renouvellement. « Allonger la durée de vie du matériel et adopter des modèles circulaires permet de réduire cette empreinte. Sur 9 sports analysés, 50 % de l’empreinte carbone du matériel provient spécifiquement du textile et de l’habillement, une part largement liée à la fréquence de renouvellement de notre vestiaire sportif. 3 à 17 produits neufs sont achetés chaque année par sportif, un volume fortement dicté par les habitudes de consommation individuelles », précise l’étude. « Au-delà de l’équipement et de la mobilité, l’étude révèle comment les choix quotidiens et les milieux naturels façonnent l’empreinte globale du sport », précise un communiqué. En raison de la logistique et des choix de transport, l’impact au sein d’une même discipline peut varier d’un facteur 12. « Un athlète local aura un impact nettement inférieur à celui d’un athlète qui voyage à l’international », précise l’étude qui quantifie les impacts non-carbone sur la faune, la flore et les ressources en eau lors des activités en plein air. Le rapport évoque aussi des disparités entre les sports : l’empreinte climatique annuelle varie fortement selon l’activité, allant de 35 kg éq. CO2 pour un vélotaffeur régulier à 1 300 kg éq. CO2 pour un golfeur loisir actif. L’analyse montre que pour trois disciplines majeures, les infrastructures représentent un quart ou plus de leur impact annuel total : le ski (25 %), le golf (34 %) et la natation (47 %). « En plus de l’énergie requise pour le chauffage et l’éclairage, chaque séance en piscine nécessite en moyenne 120 litres d’eau par nageur pour assurer le traitement et le renouvellement des bassins. L’entretien des parcours de golf est le poste principal. Les tondeuses et le matériel de maintenance représentent à eux seuls 45 % de l’empreinte des infrastructures. De plus, un parcours moyen consomme 25.000 m3 d’eau par an, soit l’équivalent exact de 10 piscines olympiques. Pour le ski, la production de neige de culture consomme environ 420 litres d’eau par jour et par skieur. La consommation de carburant des dameuses constitue l’autre contributeur majeur », précise le document. « En publiant ces données de référence, Décathlon et Sport 1.5 souhaitent impulser une dynamique collective à l’échelle du secteur. En mettant ce référentiel à disposition des fédérations, des institutions et des organisateurs, le rapport offre également aux pratiquants les repères nécessaires pour faire évoluer librement leurs habitudes », explique un communiqué. « Notre rôle ne se limite pas à concevoir et distribuer du matériel, il est de contribuer à l’avenir de la pratique sportive », indique Nicolas Bonneau, chef de projet développement durable chez Décathlon. « En évaluant avec transparence l’empreinte complète des expériences sportives, nous apportons un diagnostic objectif. L’ambition de ce travail est de mettre à disposition des outils d’aide à la décision pour orienter nos pratiques collectives vers un impact maîtrisé. » Entre 2021 et 2025, Décathlon aurait réduit ses émissions absolues de carbone de 16 % (Scopes 1, 2 et Scope 3) grâce à sa démarche d’éco-conception et à ses modèles d’économie circulaire (services de location, de seconde main et de réparation). « Agir sur l’empreinte du sport exige une mobilisation qui dépasse l’échelle d’une seule marque », déclare Emma Foster-Geering, directrice ESG à la Fédération mondiale de l’industrie des articles de sport WFSGI . « Ces données apportent à l’ensemble de notre secteur la clarté nécessaire pour assumer sa responsabilité, en donnant aux acteurs du marché les moyens d’aider leurs clients à faire des choix plus conscients au quotidien ».