La FCA appelle au sursaut pour les commerçants après les incidents du 17 octobre

Dans le cadre du mouvement social étudiant et contre la vie chère, des émeutes ont conduit au saccage, au pillage et à l’agression de milliers de commerces et de commerçants partout en France ce 17 octobre. La Fédération du commerce coopératif et associé (FCA) exige dans un communiqué des pouvoirs publics un accompagnement immédiat et une détermination totale de l’État pour assurer leur sécurité. Parmi les commerces touchés, des pharmacies Astera et Totum, des magasins U, Intermarché, Camara, Optic 2000, Intersport, Running Rando Conseil entre autres. Tous appartiennent à des commerçants indépendants, réunis en coopératives ou en groupements. « Ils sont l’exemple éclatant d’une démocratie entrepreneuriale performante, fonctionnelle, et qui bénéficie. La FCA se tient au côté des commerçants et de leurs employés, dont elle salue le sang-froid et l’exemplarité face à des actes d’une violence inouïe », précise un communiqué. « Les pillages et les destructions sont devenus dramatiquement prévisibles, car dramatiquement répétitifs : pas plus tard qu’en mai dernier dans la liesse de la victoire du PSG. Doit-on se faire une raison que les commerçants indépendants aient à reconstruire une vie de travail tous les six mois ? Si le droit de manifester et de célébrer collectivement est un principe fondateur de toute démocratie, peut-on accepter qu’il s’accompagne désormais systématiquement de violences ? », s’interroge la FCA. Parmi les demandes faites, la fédération demande un fonds dédié en vue de l’indemnisation des commerçants pour les dégâts matériels, la reconstitution des stocks, et la perte de chiffre d’affaires. La FCA exige également la mise en place de mesures de chômage partiel, sécurisant les salariés touchés, un moratoire sur les charges sociales et fiscales sans inscription au privilège du Trésor, l’allongement des délais de déclaration auprès des assurances et des délais de remboursement raccourcis et aussi le malus assurantiel. La FCA appelle solennellement les assureurs à faire preuve de diligence et de discernement pour permettre aux commerçants touchés d’être indemnisés rapidement. « Plus largement, la question de la sécurité doit redevenir une priorité, et son approche profondément repensées avec les commerçants, pour que la sécurité des personnes et des biens soit garantie, sans pour autant l’opposer au droit de manifester », conclut la fédération.