L’Alliance pour le vélo dit stop aux faux vélos !

L’Alliance pour le vélo tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des « faux vélos » électriques commercialisés en France. Dans un communiqué publié le 8 juillet, l’organisation, qui réunit collectivités, associations et représentants de la filière, appelle les pouvoirs publics à renforcer les contrôles pour lutter contre ces engins non conformes, jugés dangereux pour les usagers et préjudiciables au développement du vélo. Selon l’UESC, près de 8 % des vélos à assistance électrique vendus en France ne respecteraient pas la réglementation. Ces modèles, souvent inspirés des fatbikes, dépassent les limites autorisées avec des moteurs pouvant atteindre 1.000 à 2.000 W, des accélérateurs permettant de rouler sans pédaler ou encore des systèmes facilement débridables. Bien qu’ils soient vendus comme des VAE, ils relèvent en réalité de la catégorie des cyclomoteurs et devraient être homologués, immatriculés et assurés. Pour l’Alliance, ces « faux vélos » représentent un risque majeur. Utilisés sur les pistes cyclables à des vitesses élevées, ils augmentent les risques d’accidents pour les cyclistes et les piétons. En cas de sinistre, leurs utilisateurs ne sont généralement pas couverts par une assurance. La filière pointe également des problèmes de qualité, de réparabilité et de sécurité des batteries, ainsi qu’une concurrence déloyale vis-à-vis des fabricants respectant les normes. « Les membres de l’Alliance pour le vélo demandent l’application stricte de la loi concernant les règles de circulation des faux vélos, et notamment la formation des forces de l’ordre en ce sens. Des mesures plus coercitives sont souhaitées comme la confiscation des faux vélos. Une communication sur les dangers des faux vélos est à développer à l’intention des consommateurs via tous les canaux », indique le communiqué.

