Que retenir de la 9e édition du baromètre de la micromobilité ?

Mobilians et Smart Mobility Lab ont publié la 9e édition de leur baromètre consacré au marché français de la micromobilité. L’étude confirme l’entrée du secteur des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) dans une phase de maturité, portée par la stabilité des ventes et une montée en gamme des produits. En 2025, près de 700.000 EDPM ont été vendus en France pour un chiffre d’affaires de 274,8 millions d’euros. La trottinette électrique reste largement dominante avec 609.000 unités écoulées, représentant près de 90 % de la valeur du marché. « Depuis 2019, plus de 5 millions de trottinettes électriques ont été vendues en France, sans aides publiques dédiées », précise un communiqué. Le marché évolue également vers des modèles mieux équipés, avec des prix moyens stabilisés autour de 402 euros. « Clignotants, suspensions, applications connectées ou batteries plus performantes deviennent désormais des standards », souligne l’étude. La trottinette électrique s’impose ainsi comme une solution de mobilité accessible pour les trajets du quotidien, notamment chez les jeunes actifs et les publics éloignés des transports collectifs. Autre tendance forte : la progression des cyclomobiles légers, ou draisiennes électriques, dont les ventes ont bondi de 28 % en deux ans pour atteindre 62.000 unités en 2025. La filière alerte toutefois sur la concurrence croissante des marketplaces étrangères, accusées de commercialiser des produits parfois non conformes aux normes françaises. Les acteurs du secteur appellent à renforcer les contrôles, soutenir la réparation et préserver une régulation équilibrée afin de favoriser le développement des mobilités légères du quotidien. « Les achats via marketplaces et Internet poursuivent leur progression : ils représentent 28 % des ventes en 2025, avec une croissance en volume alors même que le marché global se stabilise. Cette progression s’explique en partie par l’essor d’une offre issue d’importations parallèles : des produits souvent non conformes à la législation française, parfois dangereux, mis sur le marché par des réseaux ne s’acquittant pas des taxes et obligations qui leur incombent, vendus à des prix très agressifs et massivement relayés sur les réseaux sociaux. Il en résulte une distorsion de concurrence au détriment des acteurs structurés de la filière française et européenne », indique le communiqué.