Bianchi lutte pour sa survie

Bianchi, marque de vélo italienne forte de 141 ans d’histoire, connaît actuellement de grandes difficultés financières. Endettée de plus de 100 millions d’euros, l’entreprise a déposé une demande de protection des créanciers dans le but de renégocier les prêts avec les banques. Cette démarche, appelée Composizione Negoziata della Crisi d’Impresa (CNC), a pour but de restructurer la dette d’une entreprise et de rétablir une stabilité financière avant qu’il ne soit trop tard. Le tribunal de Bergame a confirmé les mesures de protection le 16 octobre. Celles-ci empêchent temporairement les créanciers de saisir certains actifs de l’entreprise, notamment ses équipements industriels, ses stocks ou ses comptes bancaires. « Quand on se lance dans une telle opération, c’est parce qu’on est convaincu de pouvoir restructurer et qu’on a un plan. Dans notre cœur de métier, Bianchi jouit d’une solide crédibilité. Et nous avons de bons produits », déclare Tony Grimaldi, PDG actuel de Bianchi. Cette situation fait suite à de lourds investissements que la marque n’a pas su amortir, notamment une nouvelle usine à Treviglio. La marque évoque également les difficultés globales du secteur. « Nous investissions beaucoup, dans trop de domaines à la fois. Nous avons été trop ambitieux dans trop de segments, et le secteur du vélo est extrêmement concurrentiel. On ne peut pas être partout à la fois, surtout quand on sait que le marché est saturé », reconnaît Tony Grimaldi. A la suite de cette annonce, l’équipe WorldTour Bahrain Victorious, qui était équipée par Bianchi pour cette saison 2026, a annoncé qu’elle cessait sa collaboration avec l’équipementier italien. Dès 2027, les coureurs de la formation WorldTour évolueront sur des vélos Factor.