Les vélos chers ne sont pas toujours les vélos les plus volés

Selon une étude du baromètre 6t publiée en août 2026, le prix d’un vélo n’est pas toujours n’est pas toujours la raison de son vol. D’après le baromètre, 853.000 personnes ont déclaré avoir été victimes, directement ou indirectement, d’un vol de vélo sur l’année 2023. « Ce chiffre représente une progression de 4,6 % en un an et constitue le niveau le plus élevé enregistré depuis le début du suivi statistique en 2006. Le phénomène est particulièrement marqué dans les grandes zones urbaines », indique le communiqué. Pour comprendre si le prix du vélo est la première raison du nombre de vols, il faut observer plusieurs facteurs. D’abord le marché de l’occasion, le développement du réseau cyclable et le taux d’utilisation selon la région. Et à partir de ces données, des premières explications se révèlent « Un vélo qui vaut davantage peut naturellement représenter une cible plus intéressante. Mais les territoires où les vélos sont plus chers peuvent aussi être ceux où ils sont davantage utilisés, où le parc cyclable est plus développé ou encore où les déplacements à vélo sont plus fréquents. Le prix n’est donc qu’une partie de l’équation. Et cette conclusion devient particulièrement évidente lorsqu’on observe le cas de l’Île-de-France », explique le baromètre 6t. La région parisienne est effectivement l’élément le plus contradictoire de cette enquête. Selon l’étude, en 2019, 3,7% des personnes possédant un vélo déclarent avoir été victimes d’un vol. Un chiffre qui contredit pourtant la valeur des vélos d’occasion dans la région « Pourtant, les prix des vélos d’occasion en Île-de-France restent parmi les plus faibles de France. Cette particularité empêche de tirer une conclusion trop simple entre valeur d’un vélo et risque de vol », souligne l’étude. Le facteur qui permet à cette analyse de prendre tout son sens est la fréquence d’utilisation. Dans le réseau Île-de-France, l’utilisation du vélo a explosé ces dernières années, expliquant le risque de vol relativement élevé. On dénombre une moyenne de 420.000 déplacements quotidiens à vélo dans la capitale « Plus le vélo est présent dans l’espace public, plus les occasions de vol peuvent donc se multiplier. L’intensité d’utilisation pourrait ainsi être un facteur encore plus important que la valeur du vélo », selon l’étude. Même si le baromètre 6t précise que les données disponibles ne suffisent pas encore à établir des conclusions, il en ressort pour le moment une logique, dans la plupart des régions, usage élevé = prix médian plus élevé = risque de vol plus important.

