Quel est l’impact des Réseaux Express Vélo ?

L’association WWF France et la FUB publient une étude nationale inédite consacrée aux Réseaux Express Vélo, présentés comme une solution « immédiate, efficace et peu coûteuse » pour transformer les déplacements du quotidien. Analysée dans les 30 principales agglomérations françaises, l’étude démontre que ces infrastructures cyclables larges, continues et sécurisées peuvent répondre simultanément à des enjeux de santé publique, de pouvoir d’achat et de qualité de vie. « Pensés à l’échelle d’un bassin de vie, à l’image d’un RER pour le vélo, les REV permettraient à terme de desservir 70 % de la population, 81 % des emplois et 74 % des équipements du quotidien (écoles, hôpitaux, commerces). Ils constitueraient aussi un levier majeur contre la précarité de mobilité : 1,7 million de personnes aujourd’hui éloignées des transports en commun pourraient ainsi être désenclavées, en particulier dans les ménages modestes », précise le rapport qui indique que les REV pourraient supprimer jusqu’à 22 % des voitures utilisées pour les trajets domicile-travail, soit près d’un million de véhicules en moins, entraînant une baisse de 17 % des émissions de gaz à effet de serre sur ces trajets. « Pour les ménages, cela représente près de 1.000 euros d’économies par an par automobiliste passant au vélo, soit 1 milliard d’euros économisés chaque année à l’échelle des territoires étudiés ». Côté santé, la pratique accrue du vélo permettrait d’économiser jusqu’à 3 milliards d’euros par an en coûts sociaux. « Malgré ces bénéfices, le retard reste important : la moitié des grandes agglomérations ne disposent pas encore de REV, et les projets engagés ne sont réalisés qu’à 32 % en moyenne », affirment WWF France et la FUB qui appellent les candidats aux élections municipales à faire des Réseaux Express Vélo un pilier de leur projet de territoire, capable d’apporter des résultats visibles sur la durée d’un mandat.

